Un homme de Philip Roth


Chronique d’Abigail

Véritable manifeste ce bref roman de feu Philip Roth contient une thématique qui hante l’oeuvre de l’écrivain. Le titre, Un homme, désigne déjà la singularité d’un destin mais perdu, noyé dans un océan d’anonymes. Un homme c’est un peu le paradigme de l’effroi chez Roth, sa source; l’évocation dénuée d’illusion, d’ornements de la solitude intrinsèque que porte en lui chaque être appelé en ce monde. Face à l’existence, ne demeure à la fin qu’une addition, la somme des chagrins et des erreurs. Au final, nulle consolation mais plutôt une lente et progressive impuissance, celle du corps, jusqu’à l’anéantissement. Comment repousser cette échéance inéluctable? Ou, au moins, s’en détourner? Ainsi, toute trajectoire couronnée de succès n’est-elle pas qu’un divertissement, un leurre transitoire…Comment accepter la perte progressive de la force vitale, de la puissance du désir, de son appel désordonné qui constitue la vie? Ou, au moins, de quelle façon apprivoiser cette idée, la rendre acceptable, faire en sorte que cette perte soit moins aigue?
Roth opte pour une construction circulaire. Pour l’alpha et l’oméga, en sorte que la boucle soit bouclée… Ainsi, l’ouverture du récit , comme en d’autres oeuvres, se fait-elle sur une scène d’enterrement. Celui du personnage principal. Son décès et ses circonstances précises viendront clore le roman. Le petit cimetière lui-même est un espace de jonction entre l’hier, ce qui fût et l’Aujourd’hui. Il rattache directement le personnage à ses ascendants, puisque son père, figure tutélaire et aimée à laquelle il n’a de cesse de se raccrocher, repose lui même en ce lieu, dans ce cimetière juif un peu délabré.
Comment retracer une vie? Roth opte pour un récit où le corps fragmenté, les organes  viennent dire mieux que le verbe la trajectoire d’un être. Car c’est bien sur ce support que s’inscrit l’histoire, par les cicatrices. Par les modifications du temps, l’alourdissement, la lenteur. Chaque organe, chaque fonction racontent un âge de la vie, le passage vers un nouveau cycle. Mais cela, chez Roth, est une donnée dramatique. Car ce corps est ce qui rend l’homme, en l’occurrence le personnage, misérable et vulnérable. Qui lui fait goûter l’envie, la jalousie, le manque, l’amertume du regret. Ce corps douloureux induit le désir de mort ainsi du personnage de Milicent qui préfère se suicider.
Depuis l’appendicite de son enfance et  sa première hospitalisation en passant par les interventions successives de ses artères, voilà la mécanique qui lâche. Qui s’érode. Voilà notre homme qui envie jusqu’à la haine la santé dont jouit son frère aîné, Howie. A l’image de Job, éprouvé et ruiné, le personnage ne trouve pas de sens ni de justification aux maux physiques qui le frappent. Et si cette mort qui se rapproche, cette  déchéance qu’il pressent n’étaient que le résultat de sa conduite avec ses épouses successives?
En une redoutable épure, voilà le personnage, dont nous ne connaîtrons jamais le prénom, qui en appelle à une éthique du pardon. Celui donné par ses fils aînés. Sa solitude s’accroit avec l’imminence de l’intervention à venir jusqu’à la scène d’anthologie de son dialogue, dans le petit cimetière juif, avec le fossoyeur qui lui expose la technique requise pour creuser.
La douleur humaine c’est cet impossible détachement des joies éphémères , celles offertes par les sens, dont la valeur sur l’instant n’est jamais mesurée. Chez Roth, la vieillesse est un naufrage. Combien les jours sont comptés! Combien le néant menace!
Avec cet homme, ni bon, ni mauvais, Philip Roth dépeint un lent dépouillement de soi, la confrontation à l’angoisse finale. Les dernières lignes, magnifiques et déchirantes,  hissent l’ouvrage au rang de chef d’oeuvre.


Roman traduit de l’Américain par Josée Kamoun
Editeurs: Gallimard, Coll. »Le Monde Entier », 2007
153 pages
15,50 euros

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Adieu Monsieur Roth

Philip Roth s’en est allé. Son coeur a cessé de battre ce mardi 22 Mai 2018. C’est une voix qui s’éteint.

D’abord, il y a eu Jim Harrison, puis il y a quelques jours, c’était Tom Wolfe et maintenant le grand Maître de la littérature américaine.

Que dire de plus? Face à la bêtise, à la littérature bon marché et aux pseudo auteurs narcissiques, l’écriture de Philip Roth symbolise l’élégance, la grâce et l’ironie mordante contre notre siècle baigné dans la violence, l’ignorance et le pathos. Son oeuvre représente la lumière de l’intelligence.

Monsieur Roth, à la question « A quoi sert la littérature? », vous avez répondu avec votre calme naturel « Rien. Et cependant, elle est tout ».

Adieu Monsieur et merci pour l’oeuvre immense que vous laissez derrière vous…

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Le mangeur de citrouille de Penelope Mortimer


Chronique d’Abigail

Les éditions Vintage donnent à relire un roman phare de l’auteur britannique Penelope Mortimer, Le mangeur de citrouilles. Ce roman puise avec audace dans des éléments éminemment autobiographiques et a fait l’objet d’une adaptation cinématographique, sortie en 1964. Il s’agit d’un film de Jack Clayton avec, dans le rôle phare de Mrs Armitage , Ann Bancroft. Cette réédition a le mérite d’amener la relecture d’une écrivaine qui fût, depuis ses succès des années 60, quelque peu tombée dans l’oubli .
Le texte s’ouvre sur un dialogue, extrêmement vivant, qui contribue d’ailleurs à un sentiment de proximité, celui qui se déroule entre Mrs Armitage, quasi avatar de Penelope Mortimer en bien des points et un médecin psychiatre.  Ces interludes dialogués reviendront avec régularité. Cette ouverture plante le décor, énonce le fil conducteur de l’intrigue: la visite de Mrs Armitage chez un psychiatre s’opère à la demande du mari de cette dernière. Le but est, à partir d’informations parcellaires, de déposer le soupçon de la folie qui pèserait sur le personnage principal. Le reste du récit se construit sur la base d’une narration à la première personne; ce « je » est celui du point de vue de Mrs Armitage. La jeune femme a déjà été mariée à plusieurs reprises auparavant; elle s’apprête à convoler avec un dénommé Jack. Celui-ci fera fortune grâce à son travail dans le milieu du cinéma et apportera une aisance matérielle à l’ensemble de la famille. Néanmoins, un reproche revient tel un refrain, celui qui renvoie au nombre des enfants de Mrs Armitage issus de ses différentes unions. Cela est scandé régulièrement, toujours accompagné d’un champ lexical du nombre « floppée »,  » ribambelle »,  « maisonnée,  » sacrés mômes ». Ces termes s’accompagnent d’une connotation négative, ramenant à l’idée d’un chaos, d’un désordre ou d’une instabilité. Celle liée à des mariages répétés et à une reproduction désignée comme effrénée. D’ailleurs, le lecteur n’est à aucun moment en capacité de dire quel est le nombre exact de ces enfant… Ils deviennent comme une masse, une présence perpétuelle formée par un groupe sans individualités propres, omniprésents, presque vampiriques tant leur existence semble envahir en permanence la psyché de leur mère et, par ricochet, celle des époux; ainsi en va t il de Jack qui peine à se trouver un espace. Pour lui ces enfants sont un rampart qui viendrait empêcher la fusion possible des deux époux. Lorsque Jack parle d’eux, c’est toujours à partir de termes qui traduisent le sentiment d’une responsabilité écrasante, d’un travail harassant et sans intérêt pour assurer le train de vie. Ils sont épuisement, invasion.
Cette progéniture est ce qui détermine l’identité de Mrs Armitage.
Ce qui frappe à la lecture, c’est la plongée introspective dans sa perception de la réalité qui est celle de l’héroine. Ainsi, la mise au monde successive de ses enfants évoque une compulsion. L’idée du pouvoir se faufile là, celui du corps féminin. L’addiction du personnage à la grossesse et au maternage fait écho au pouvoir des hommes, à un désir de contrôle.  C’est la menace d’une force archaique, celle des déesses anciennes au ventre fécond détaché de tout apport masculin. Plus le récit avance, plus la confession de Mrs Armitage se révèle implacable. De façon aigue, douloureuse, elle évoque sa souffrance intérieure, son sentiment de solitude intrinsèque qui la condamne à l’incompréhension. Le personnage est hanté par la trahison possible de Jack, époux qu’elle dépeint comme un homme de plus en plus cruel, froid, calculateur et égoiste. Tel un journal intime, sa confession intérieure va crescendo jusqu’au sentiment d’oppression, de menace. Ce que dit le personnage c’est son sentiment d’échapper à elle-même, d’être un objet ou un enjeu de négociation. Son unité se fissure. Sa matrice est un enjeu. Cette part intime ne saurait échapper au contrôle du masculin; le pouvoir de faire naître des enfants avec ou sans leur consentement est menace inadmissible. Jusqu’au paroxysme symbolisé, dans le récit, par l’acceptation de l’intervention chirurgicale; Mrs Armitage admet l’avortement et la stérilisation. C’est le dépouillement de la force vitale de ce personnage. Dans le même temps, elle découvre que Jack a bel et bien une maitresse… enceinte.
Le final du récit est brillant. A l’image d’une oeuvre sans émotion ni pathos qui livre les tourments d’un personnage sur le fil de la folie: l’origine de celle ci se trouve, en partie, dans la condition féminine âprement mise en lumière.
Que symbolise la tour érigée pour abriter la famille sinon l’enfermement du personnage dans son propre for intérieur? Peu à peu, ses propres enfants deviennent menace. Peu à peu le désir de mort envahit son esprit, le sentiment d’être traquée, chassée comme un animal aux abois, condamnée à obéir. A abdiquer pour survivre…
C’est là une oeuvre forte, celle  d’une écrivaine à redécouvrir.


Traduit de l’anglais par Jacques Papy
Editeurs: Belfond, Coll. »Vintage », 2018
250 pages
16 euros

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Une tête de nuage de Erri De Luca

 

A l’ombre du fils

« Comme père je n’étais qu’un leurre, comment pouvait-il me respecter ? Je ne l’ai pas grondé une seule fois. Il ne m’a jamais entendu élever la voix contre lui. Ses yeux m’intimidaient, me faisaient détourner les miens. Quel père peut être un homme comme çà ? Toi seule soutenais son regard. Je restais à l’écart pour vous voir vous regarder mutuellement en silence, vous parler avec les yeux. Il n’a pas eu un père, il a eu un pantin. »

Le nouvel opus de Erri De Luca se veut être un récit d’intrusion dans la vie d’un couple biblique, Marie et Joseph. L’auteur entre dans leur quotidien lorsque ceux-ci doivent faire face à un fils extraordinaire, un prophète d’une nouvelle religion. Le lecteur parcourt rapidement la vie de ce couple de la conception de l’enfant à sa vie avec eux pendant 32 ans.

Une tête de nuage part d’une thématique fort intéressante à savoir comment le destin des fils parvient à reléguer la puissance des pères dans l’ombre. Dans une société patriarcale, Joseph, face à son fils, est réduit à sa simple fonction de père de substitution, de père nourricier et de cocu magnifique, la risée de tous. Car comment rivaliser avec Le Père céleste ? Conçu par le Saint Esprit, ah, la belle affaire !

Joseph dans ce récit est émouvant. Il est résigné. Il accepte sa place sans se poser de question. Il est le grand oublié, l’éternel relégué face à ce couple fusionnel constitué par Marie, la Mère et son Fils, Joshua.

Erri De Luca, dans ce bref récit, banalise le mythe. Il tente de rendre « humaine » chaque figure de ce couple. Marie devient ici la femme forte, pragmatique et réaliste. Elle n’a aucune once de poésie, aucune sensibilité littéraire. A l’inverse, son mari est doué d’une extrême sensibilité. C’est un être doux qui pose des questions. Il veut comprendre mais se heurte à l’incompréhensible car ni le Fils ni sa femme ni Dieu ne lui parlent.

Cependant, malgré tout un potentiel à tirer, Une tête de nuage déçoit par une narration simpliste, sans profondeur. L’auteur semble ne pas maîtriser son sujet. Il flirte avec la science théologique et hébraïque sans pouvoir aller au fond du sujet. Les dialogues entre les personnages sont vides, insipides et frôlent le risible. Quant à « L’appendice », le lecteur a beau se creuser la tête, il ne parvient pas à justifier sa présence dans l’oeuvre.

En conclusion, c’est un récit décevant. On ferme le livre sans regret –peut-être celui de l’avoir acheté !


Traduit de l’italien par Danièle Valin
Editeurs : Gallimard, 2018
95 pages
9,45 €

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Ciels rouges d’Isabelle Simler


Carnet d’ailleurs

Dans Ciels rouges, Isabelle Simler relate son voyage d’un mois dans le Xinjiang, région autonome du Nord-Ouest de la Chine. Son personnage principal est un entomologiste spécialiste des papillons. Celui-ci décide de partir à la recherche de la Princesse Papillon. Il s’agit d’une princesse légendaire ouïghoure, qui aurait découvert le secret de la fabrication de la soie.

Magnifiquement illustré, Isabelle Simler alterne la technique du carnet de voyage et de l’illustration au pastel et à l’encre de Chine. Face à ce présent somptueux –qui est un véritable ravissement pour les yeux –le lecteur découvre l’histoire de la route de la soie. Il fait aussi connaissance du peuple Xinjiang et ses traditions. Mais pas seulement. Les couleurs qui s’étalent sur toute la largeur des pages donne une impression de puissance, de magnificence de la nature. Isabelle Simler rend un vibrant hommage à une nature grandiose. L’homme est dépassé devant cette beauté mystérieuse qui le dépasse.

Le format italien judicieusement choisi par l’auteure permet de mettre en valeur les paysages de cette région. Le format italien permet à Isabelle Simler de se rapprocher du carnet de voyages. Il contribue à magnifier l’écriture toute en finesse de l’auteure.

Ciels rouges est la somme des impressions, des pensées et des mots de Isabelle Simler. C’est un bouquet de poésie à l’adresse du lecteur. Une note venue d’ailleurs.


Editions Courtes & Longues, 2017
22 €
A partir de 7 ans

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Le bonhomme de neige de Jo Nesbo


« Parce que ma mère est une menteuse et une pute »

Nous voici en fin d’automne. Mais la neige est déjà au rendez-vous. Le froid glacial fait frissonner Harry Hole, inspecteur de la Brigade Criminelle d’Oslo. L’homme est taciturne. De par son expérience, il a vécu mille vies. Ses yeux ont fixé l’horreur indicible de la nature humaine. Harry Hole, ancien alcoolique, enquêteur exceptionnel, reste à part. Ses collègues et sa hiérarchie se méfient de lui car il ne participe pas à un système qui privilégie la cooptation, le copinage pour grimper dans les échelons.

Aujourd’hui, il est de nouveau sollicité. Un tueur mystérieux massacre et mutile des femmes, des mères de préférence. Il ne laisse aucune trace sinon un étrange bonhomme de neige et une scène de crime macabre. Harry Hole part alors à sa recherche. Il fouille dans les cold cases, il interroge d’anciens témoins et met en lumière, avec son équipe, une affaire qui pourrait aller au-delà de tout ce qu’il pouvait imaginer… La traque est sans précédent et Harry Hole a failli y laisser son âme…

Jo Nesbo est un personnage aux multiples talents. Ancien sportif, il a été musicien, interprète et économiste avant d’être écrivain. Son personnage, Harry Hole, comme le policier Wallander de Mankell, est doué d’un sixième sens pour déloger les criminels et les confondre. Le lecteur est happé par l’intrigue et le profil psychologique du tueur. Il y a dans ce roman tous les ingrédients d’un bon polar. Cependant, la fin est quelque peu prévisible. La problématique de la filiation et de l’hérédité doublée d’un matricide ne parvient pas à « secouer » un lecteur trop versé dans la lecture du polar…

En conclusion, Le bonhomme de neige reste un très bon moment de lecture. C’est malgré tout un roman policier de belle facture comme il y en a peu.


Roman traduit du norvégien par Alex Fouillet
Editions Folio, Coll. « Policier », 2017
584 pages
10 €

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La mer noire de Kéthévane Davrichewy


Souvenirs/ Passé-Présent

L’aube livre bataille à la nuit. Dehors, la lumière commence à chasser les ténèbres. Un chien aboie dans le lointain. Dans un petit appartement, Tamouna, une vieille dame malade s’éveille doucement. C’est une journée spéciale qui se prépare pour elle. Il s’agit de son anniversaire et tout le monde sera là dans peu de temps. Tamouna se lève, titube devant l’empressement de son chat qui la regarde, en quête de croquettes matinales.

La dame décide de se faire belle car parmi les invités, il y a un hôte de marque : son amour de jeunesse. Le seul amour de sa vie. Il s’agit de Tamaz. Pour lui, elle décide de rassembler toute son énergie afin de vivre une journée exceptionnelle.

Pour lui, elle se souvient de ses jeunes années en Géorgie auprès d’un père militant qui œuvrait pour l’indépendance de son pays. Car à la frontière, la Russie guette. Gagnée par le bolchévisme, cette dernière continue sa marche vers l’annexion et la « bolchévisation » de la nation voisine, la Géorgie. La vieille dame se rappelle du départ précipité de la famille juste avant l’invasion russe. Cet exil va conditionner le reste de sa vie et la sépare de Tamaz. Tamouna revoit sa vie en France, sa nouvelle terre d’accueil. Elle se rappelle de la Seconde Guerre Mondiale et du choix malheureux de la Géorgie de s’allier à l’Allemagne nazie espérant ainsi anéantir la Russie, l’ennemie de toujours.

Mais la question se pose : Tamaz viendra-t-il ? A l’heure où les invités arrivent, le vieil amant se fait attendre…

Usant de 24 heures dans la vie d’une femme, l’auteur nous conte la vie tumultueuse de Tamouna, érigée en symbole d’une génération géorgienne d’exilés. Cependant, la narration se focalise un peu trop sur les digressions familiales faisant d’elles presque la trame principale du roman. La mer noire donne à voir des personnages intéressants sans pour autant être des protagonistes dignes d’intérêt.

En conclusion, c’est un bon roman qui se laisse lire sans pour autant être un chef-d’œuvre marquant les esprits car il y a quelque chose de soporifique et de superflu.


Editeurs : Sabine Wespieser, 2010
214 pages
19 euros

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