Le cercle fermé de Jonathan Coe

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L’âge d’homme

Après Bienvenue au club où le lecteur fait la connaissance avec les élèves du collège de King William, Le cercle fermé raconte l’histoire de chacun d’entre eux à l’orée des années 2000.

Doug est devenu est chroniqueur connu marié à une femme fortunée et bien en vue. Claire traverse des phases de déboires. Cecily a disparu de la surface de Londres mais sa fille, Malvina fait son apparition dans le cercle fermé des anciens. Philip Chase est, quant à lui, journaliste. Le lecteur retrouve aussi Lois, Steve et bien sûr Sean Harding. Mais le meilleur est à venir. Paul Trotter est devenu un homme politique célèbre et sans scrupules. L’auteur réserve la part belle à Benjamin qui est marié à Emily, une amie de collège. Dans cette troupe d’amis, Benjamin dénote car il ne parvient pas à surmonter un passé douloureux et, au cours de l’intrigue, finit par s’autodétruire à moins qu’un événement inattendu ne parvienne à le sauver …

Le cercle fermé est une continuation de Bienvenue au club dans le sens où Jonathan Coe affine le caractère de ses personnages. Il leur donne de l’épaisseur et les mène là où il veut vraiment les mener. Il veut que son lecteur assiste à la fin de l’histoire. Le roman s’achève sur l’idylle naissant entre le fils de Claire et la fille de Lois. Les parents s’effacent, se retirent et passent le flambeau aux enfants: « Et ils regardèrent en silence Patrick et Sophie passer sous la grande arche de la porte de Brandebourg, main dans la main; deux jeunes gens qui, à cet instant, ne demandaient à la vie que la possibilité de repérer les erreurs de leurs parents, dans un monde encore hésitant à leur accorder ce maigre luxe« .

Contrairement à Bienvenue au club, celui-ci a moins de prétention. L’histoire tire souvent en longueur (par exemple la passion sexuelle de Paul Trotter et de Malvina) et les prises de positions de l’auteur via ses personnages frôlent souvent la naïveté et la caricature bien que pertinentes et défendables. Cependant, l’ensemble constitue une armature solide et donne à l’histoire une progression dynamique qui ne déplaît pas à un lecteur ou à une lectrice fidèle aux intrigues de Sir Jonathan Coe.


Traduit de l’Anglais par Serge Chauvin et Jamila Ouahmane Chauvin
544 pages
Editeur : Gallimard
Année de parution : 2006
22,90 € ou 8,90 € (Collection Folio, 2007)

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