Une disparition inquiétante de Dror Mishani

disparition

Le dossier d’Ofer

Il est mercredi soir et le commandant Avraham Avraham vient de passer une rude journée. Il voudrait rentrer chez lui. Cependant, une mère l’attend dans son bureau. Madame Sharabi vient avertir la police de la disparition de son fils Ofer Sharabi. Elle est inquiète car son fils ne s’est pas rendu à l’école ce matin et il n’est toujours pas rentré à la maison. Le commandant, patient, l’écoute et observe cette mère fatiguée et qui semble être de surcroit une femme résignée. Pour la calmer, il la presse de rentrer chez elle tout en la rassurant :

 « (…) la probabilité qu’il soit arriver quelque chose de grave à votre fils est infime, (…) Votre fils rentrera à la maison dans une, deux ou trois heures, au pire demain matin, je vous le garantis. »

Le policier a une bonne raison de le croire. En effet, selon lui, il s’agit d’une simple fugue car, comme il le confie à Madame Sharabi « (…) chez nous on ne commet pas de tels crimes. Chez nous, il n’y a pas de tueurs en série, pas d’enlèvements et quasiment pas de violeurs qui agressent les femmes dans la rue. Chez nous, si quelqu’un est assassiné, c’est en général le fait du voisin, de l’oncle ou du grand-père, pas besoin d’une enquête compliquée pour découvrir le coupable et dissiper le mystère. Oui, chez nous, il n’y a pas de vraies énigmes et la solution est toujours très simple. »

Seulement voilà, Ofer ne réapparaît pas.  Et au bout de quatre jours, l’enquête est toujours au point mort. Avraham Avraham ne semble avoir aucune piste, sauf ce Zeev, un voisin aux comportements très suspects mais le lecteur sait que l’habit ne fait pas le moine et que probablement, la vérité est peut-être ailleurs et que le crime pourrait être sordide …

Une disparition inquiétante est un roman qui se scinde en deux parties. La narration souffre d’une certaine lenteur et le jeu de piste est trop peu captivant pour un lecteur habitué à une structure complexe dotée énigmes multiples. La dimension psychologique et le portrait des personnages tels que Hannah Sharabi ou Avi sont bien esquissés mais l’analyse souffre d’une certaine superficialité.

Cependant, l’ensemble du roman mérite d’être connu car malgré tout, il demeure captivant surtout pour son renversement de situation finale…


Traduit de l’Hébreu par Laurence Sendrowicz.
Editions du Seuil, 321 pages
21€
En librairie depuis Mars 2014

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