La fleur du mandarin de Bahiyyih Nakhjavani

fleur

A trop en vouloir, on peut tout perdre

La fleur du mandarin est un conte superbement illustré que je recommande à tous ceux et celles qui aiment les contes. 

Bahiyyih Nakhjavani réussit ici un coup de maître car il s’agit d’un conte plus malicieux que cruel. Il n’y a pas de fin heureuse ni d’espoir à avoir pour ce mandarin que tout réussit: carrière, fortune, pouvoir. En plus de cela, il a un jardin magnifique. Même la Lune vient se percher du haut de sa maison pour en respirer les parfums et senteurs et … dormir. Cependant, notre homme n’est pas content car depuis peu il est envoûté par une odeur de fleur délicieuse… à tel point qu’il en perd le sommeil…
Ce conte nous met en garde contre notre insatisfaction chronique et notre perpétuelle envie d’avoir plus que le voisin. Vous connaissez l’adage « L’herbe est toujours plus verte dans le pré du voisin« . C’est exactement le cas ici. La tragédie du mandarin est causée par lui-même. Entre nous, il aurait dû écouter la Lune…


Conte traduit par Christine Le Boeuf, Illustré par Sandrine Thommen,
Editeurs: Actes Sud, Collection « Junior », 2009.
14,50 euros

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