Le maître de thé de Yasushi Inoué

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Cérémonie de thé

Le maître de thé relate la vie tragique d’un des plus grands maîtres de thé du Japon, Rikyu Soeki (1522 – 1591). Ce dernier est un moine du bouddhisme zen. C’est une figure historique qui a réellement existé. Ce personnage a connu de très grands guerriers et a côtoyé les palais des plus célèbres seigneurs et samouraïs. Il a servi deux des trois plus grands unificateurs du Japon, Nobunaga Oda (1533 – 1582) et le fameux Taïko Toyotomi Hideyoshi. Ce dernier a été son protecteur mais aussi celui qui va provoquer son anéantissement. En effet, à la suite d’un différend politique, Hideyoshi a donné l’ordre à Rikyu de se faire seppuku à l’âge de 69 ans.

Avec Le maître de thé, Yasushi Inoué livre au lecteur son dernier roman historique. Il s’agit d’une enquête pour comprendre le destin du plus célèbre maître de thé du Japon. Le narrateur du récit revient sur la vie du grand Maître et met en exergue sa doctrine philosophique et son précepte zazen. La langue est subtile et élégante car il ne s’agit pas seulement d’un roman mettant en valeur une figure historique.

En effet, Yasushi Inoué offre au lecteur une peinture du Japon du 17ème siècle. Il entend montrer l’essor culturel de ce siècle. Le développement et l’engouement pour les cérémonies du thé ont permis la naissance d’une céramique très ouvragée et finement décorée. C’est aussi l’épanouissement de l’Ikébana, cet art floral aux règles bien particulières du Japon. C’est aussi le siècle des Haïkus.

Le Maître de thé est un roman sur la recherche des raisons qui ont poussé le Maître à se suicider. C’est aussi un récit qui s’interroge sur le mystère de la mort, du pouvoir temporel et du libre arbitre. Yasushi Inoué a atteint dans ce dernier roman l’apogée de son art dans lequel s’entrecroisent la concision, l’euphémisation, la condensation et écriture picturale.
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(http://www.editions-stock.fr/yasushi-inoue)

Yasushi Inoué est né en 1907. Il est un contemporain de Kawabata, Oé et de Mishima. Il est décédé en 1991. Sa carrière littéraire débute réellement en 1949. Distingué par le prix Akutagawa grâce à son roman Combat de taureaux, il a ensuite été reconnu mondialement pour sa qualité littéraire exceptionnelle. Il est aussi très célèbre pour ses romans historiques tels que Le sabre des Takeda, Le loup bleu, Le château de Yodo ou encore La favorite qui sont les plus célèbres. Ce sont avant toute chose des récits intimistes et psychologiques.


Traduit du japonais par Tadahiro Oku et Anna Guerineau
Editeurs : Le livre de Poche, Coll. « biblio », 2005
158 pages
4,50 €

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2 commentaires pour Le maître de thé de Yasushi Inoué

  1. Une traduction de très mauvaise qualité dans l’édition de 2003, en espérant que dans l’édition 2005, les traducteurs aient corrigés un français très bancal… 😦

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