Dans le temple de Mi – hye Kim et Mi – Ran Choi

51lJADkOPXL._SX258_BO1,204,203,200_
Dans le temple
 a été écrit par Kim Mi-hye. Elle a étudié la littérature coréenne à l’université et a publié plusieurs recueils de poèmes pour enfants. Lors d’une visite au temple de Seokguram, elle a été saisie par sa beauté et a donc décidé d’écrire ce récit pour rendre hommage à cette architecture. Choi Mi-ran a, quant à elle, illustré ce texte. Elle a étudié le dessin industriel à l’université et a travaillé dans le design graphique avant de se consacrer à l’illustration d’albums. Pour cette histoire, elle a surtout privilégié le dessin au fusain et à l’encre de Chine. Elle emploie aussi la technique du frottis.
………………………………………………………………………………………………………….

Tôt avant le lever du jour, un petit garçon accompagne sa mère vers le temple de Seokguram. Tous deux, munis d’une lampe, traversent les ténèbres pour se rendre devant le Bouddha du temple. Le petit garçon n’est pas rassuré. Il se cramponne à sa mère car la route est longue et les ténèbres sont profonds.

« Noyée dans la brume, la forêt avait l’air si effrayante que l’enfant se cramponnait de toutes ses forces aux jupes de sa mère.« 

Cependant, il sait qu’ils doivent faire ce pèlerinage car « ils allaient prier le Bouddha et lui demander de faire revenir le père de l’enfant qui était parti défendre la côte orientale du pays contre les pirates japonais. »

Arrivé au temple, l’enfant doit braver les dangers, purifier son coeur contre les pensées impures afin de recevoir illumination, la révélation suprême sur les secrets de l’existence.

Dans le temple est un conte initiatique car il relate la quête spirituelle et l’accession à la pure vérité par un enfant au coeur sans tache. D’ailleurs, l’enfant est toujours dessiné avec un lotus à huit pétales (qui représente la Perfection, car c’est sur cette fleur que Siddhartha effectue ses 9 pas à sa naissance), symbole de son innocence face à la cruauté du monde.

Le jeune lecteur peut contempler de magnifiques dessins accompagnant l’enfant dans son parcours. Il peut aussi être capté par l’élément fantastique qui parsème le récit surtout lorsque le jeune garçon, terrifié, voit surgir démons et génies prêts à l’engloutir! Le merveilleux s’immisce quant à lui au fil des pages d’abord dans le sourire bienveillant du Bouddha et ensuite dans la douce lumière du matin illuminant le visage radieux de l’enfant. Dans le temple possède une poésie certaine, celle de la simplicité des coeurs qui s’efforcent de vibrer à l’unisson avec les éléments de l’univers. Pour les parents, ce conte réserve à la fin, une page explicative de ce temple célèbre construit au VIIIème siècle et classé au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO. Les auteurs reviennent sur son architecture particulière et le symbolisme inscrit dans les pierres.

A coup sûr, Dans le temple offre à l’enfant et à son parent un voyage vers l’ailleurs le temps d’une lecture.


Traduit du coréen par Yeong – Hee Lim et Françoise Nagel
Editeurs: Philippe Picquier, 2011
13 euros
A partir de 3 ans

Publicités
Cet article a été publié dans La littérature coréenne, Littérature de jeunesse. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s