Attends Miyuki. Texte de Marie Galliez. Illustrations de Seng Soun Ratanavanh

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Tout vient à point à qui sait attendre

Le matin s’est levé et Miyuki est toute excitée à l’idée d’assister à l’éclosion des fleurs, au ballet des insectes et à la profusion de couleurs dans les champs pour saluer le retour du printemps par ce matin encore trempé de rosée.

Dès la première page, la poésie est au rendez-vous et Marie Galliez brosse un portrait enchanteur et surréaliste du printemps :

« Terre bleue et lune orange, le printemps s’habille pour sa première aube de l’année.
Le jardin s’éveille et Miyuki, pieds nus, déjà levée, court en riant entre les travées.
Vite, vite, elle inspecte et s’assure que tout le monde est prêt. »

Et c’est le début de l’aventure pour la petite fille. Elle hume l’air, laisse les premières chaleurs du soleil lui caresser doucement les joues. L’enfant est toute abandonnée à sa joie lorsque son attention se porte sur un bouton de fleur qui refuse obstinément d’ouvrir ses corolles pour saluer le jour.

« Dans la mousse pourtant, une petite fleur paressait, ensommeillée, semblant ignorer le printemps qui chantait. »

Ignorant les conseils avisés de son grand-père qui lui enseigne que « Toutes les fleurs ne dansent pas au même moment. », Miyuki décide de partir en quête de l’eau la plus pure pour « réveiller ses pétales ».

La quête sera faite d’espoir et de déception jusqu’au moment où…

Attends Miyuki est un récit plein de poésie. Derrière l’histoire de l’innocente petite fille, Marie Galliez glisse ici une leçon de sagesse auprès des enfants. Elle leur suggère la patience dans toutes choses. Elle les invite à prendre le temps pour savourer chaque élément de la nature, chaque insecte, chaque fleur ou bouture. Miyuki aime la nature mais son jeune âge ne lui permet pas dans un premier temps d’accepter les lois qui régissent l’univers. Son apprentissage dure le temps de la course du soleil dans le firmament. Cette initiation l’aide non seulement à grandir mais aussi à la faire pénétrer dans le mystère de Mère Nature.

Les illustrations de l’artiste Seng Soun Ratanavanh ravisent les yeux car les couleurs sont vives et empreintes de lumière chaude. Ces planches d’aquarelles soulignent le caractère merveilleux du printemps dans le paysage. Les couleurs chatoyantes et les motifs proches de l’estampe renforcent la beauté du texte. Ils habillent le récit et font danser les mots.

Attends Miyuki est non seulement un récit de jeunesse mais c’est aussi, sans conteste, une œuvre d’art.
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Editeurs : De la Marinière, « Jeunesse », 2016
13,90 €

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