Plumes de poèmes de Jean – Marie Henry et de Judith Gueyfier


Hommage à nos frères à plumes

Comment vous dire… Le Monde de Trân a retrouvé l’émerveillement de l’enfance avec ce recueil de poèmes plein de charme, d’espièglerie et de fantaisie. Les chroniqueuses ont les yeux écarquillés d’étonnement et de surprises.

Mais de quoi s’agit-il ?

Eh bien, eh bien, le titre même intrigue plus d’un. Plumes de poèmes, mais qu’est-ce donc ? Il faut alors parcourir le sous titre pour avoir un début de piste…

Plumes de poèmes est une anthologie poétique sur les oiseaux, « des p’tits zoziaux et autres volatiles » En effet, tous les oiseaux ont droit à un hommage appuyé. Le merle bruyant, la pie voleuse, le rossignol joufflu, le hibou –au fait, savez-vous faire la différence entre un hibou et une chouette ? –le corbeau intriguant –si, si même lui…

Mais ces Messieurs, Dames oiseaux –et oiselles ? –ont de l’importance ! Mêmes les plus renommés poètes les chantent et leur offrent mille ovations.

La tonalité est charmante. L’humour est là aussi…

Apprécions ce poème un tantinet coquin et téméraire entre oiseaux chamailleurs et indiscrets :

Le rouge-queue pour s’amuser du rouge-gorge,
Il lui crie :
Cou en feu ! cou enfeu !
Et le rouge-gorge de répondre, qui se rit :
Feu au cul ! feu au cul !

Hum… Tout ceci n’est pas très poli mais c’est la cours des oiseaux. Il faut donc les respecter, les aimer et non les persifler. Car comme dirait Thierry Cazais :

«  Si tous les oiseaux prenaient leur envol en même temps, la Terre se sentirait brusquement plus lourde. »

 Ou encore Victor Hugo –et non des moindres –

« L’ange est de la cité du ciel, les oiseaux sont de la banlieue. »

Contrairement à notre frère chien ou notre frère chat, monsieur l’oiseau ou dame oiselle a la fâcheuse tendance à ne pas se laisser prendre. Mais coquêt, il se laisser admirer. Petits ou grands, nous sommes tous quelque peu benêts devant leur chant ou leur facétie. Mais sans ces petits êtres, le jardin devient bien triste car personne ne lui fait la cour…

Et bien, Jean – Marie Henry ne s’arrête pas là. La complicité de l’éditeur aidant, ils ont   associé à leur entreprise une illustratrice extraordinaire en la personne de Judith Gueyfier. Cette artiste admiratrice de nos amis ailés a su créer des planches aux couleurs enchanteresses. A –t –elle donc visité le paradis des oiseaux pour nous en rendre compte avec des illustrations aussi chatoyantes qui enchantent et nos yeux et notre cœur d’enfant ?

Un livre d’une beauté à couper le souffle.
Un voyage aux confins d’un monde inconnu.
Un moment de lecture qui transporte l’âme vers un ailleurs fait de douceur, de tendresse et d’émerveillement.
Une invitation au voyage.


Editeurs : Rue du monde, Coll. « La poésie », 2017
61 pages
18 €

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